(Langue = Réalité) ?

septembre 16, 2010

Après de longues années d’absence (du au fait que l’on conteste maintenant fortement les conclusions sur la relativité linguistique proposés par Whorf) l’idée que notre langue influence notre perception de la réalité fait son retour en force. Il y a maintenant un mois, le New York Times publiait un article qui relança le débat sur cette idée, plusieurs bloggeurs, dont Scientia et Sapientia offrent leurs commentaire sur l’article qui, ma foi, est d’une fascinante perspicacité. Je vous encourage fortement de le lire ici : NYT.com.

Mais ce qui m’intéresse ici le plus ici c’est le « come-back » thématique d’une grille langagière influente sur la psyché humaine comme un brouillement des les lignes entre la recherche littéraire, la psychologie et la magie. L’énoncé populaire de Aleister Crowley au sujet de la magie comme étant : « Une infection du langage » prends tout son sens dans le cas échéant, altérer la langue d’une personne altère donc sa pensée, altère donc son monde, donc est magique.

Une fois de plus, il me semble que les maximes mystiques, occultes ou magiques semblent avoir eu plus à dire sur l’avenir de la science que nous avions prétendu à l’époque. Tels de visionnaires, les grands mystiques d’antan nous auraient possiblement laissés des traces d’un futur à venir dans leurs phrases cryptiques.

Ceci étant dit, je poursuivrai cette recherche lorsque le temps viendra, il est aussi possible qu’elle soit alimentée par vos commentaires et/ou suggestions, postez les s.v.p. j’aimerais bien arriver à construire quelque chose de concluant dans ce domaine.

Mais avant de terminer, je me dois d’ajouter la liste qui à déclenché la réflexion originelle qui m’a poussé à écrire tout ceci :

Words That Don’t Exist in the English Language

L’esprit d’escalier: (French) The feeling you get after leaving a conversation, when you think of all the things you should have said. Translated it means “the spirit of the staircase.”

Waldeinsamkeit: (German) The feeling of being alone in the woods.

Meraki: (Greek) Doing something with soul, creativity, or love.

Forelsket: (Norwegian) The euphoria you experience when you are first falling in love.

Gigil: (Filipino) The urge to pinch or squeeze something that is unbearably cute.

Pochemuchka: (Russian) A person who asks a lot of questions.

Pena ajena: (Mexican Spanish) The embarrassment you feel watching someone else’s humiliation.

Cualacino: (Italian) The mark left on a table by a cold glass.

Ilunga: (Tshiluba, Congo) A person who is ready to forgive any abuse for the first time, to tolerate it a second time, but never a third time.

Source: http://tamburina.tumblr.com/post/1082852718

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